l’image est une frustration
un non sens affectif
créer est un moment total, son/odeur/couleur/images/esprit
total
et cette totalité ne se partage que dans la performance
en une extrême et sourde violence
mais l’image ?
Répandre_
une production, une chaine d’émotions qui ne s’arrête pas à travers un objet mais à ce point diffuse et désatomisée qu’elle traverse. Partout.
Elle n’a de sens ni par un bout ni par un autre. Elle a du sens c’est tout. Elle a un vecteur c’est tout.
Elle n’est pas une elle est multitude(s). Autant qu’elle peut se diviser.
Vous ne verrez pas tout ne saisirez pas tout. Moi-même je n’en saisi pas tout. Je laisse ouvert une partie de moi _ productive.
Et même je ne laisse rien ouvert pour qu’en sorte quelque chose dans un sens unique. Non. J’ouvre c’est tout.
J’éclate mon double schizo sur la toile. J’éclate la gangue.
Vous me visitez. Vous me pénétrez et n’atteignez rien. L’œuvre est diffuse vous dis-je.
Elle_
se croise s’entrecroise se recroise se mêle et se démêle se divise se double se dédouble et se jumélise et elle n’est que centaine de bouts que vous assemblez. Ou pas.
Vous n’y comprendrez rien. Acceptez le.
Il vous faut vous même vous immerger vous multiplier. Retenir votre respiration et nager. Sur le web on ne surf pas on plonge car sur le web l’art n’est pas en surface mais en profondeur.